Nathalie Motsch, un vent d’imposture

Jolie, intelligente, courageuse et excellente oratrice, voilà le nouveau champs lexical qui désigne Nathalie Motsch depuis qu’avec un opportunisme sans égal elle s’est emparée du sujet de l’Hôtel du Palais. Mais qu’en est-il réellement de cette élue si controversée? Quel intérêt sert-elle ? Celui de Biarritz et des Biarrots ? On en doute tant son engagement ne l’a jamais démontré.

Le Palais, un prestigieux tremplin pour s’affranchir et exister

Peut-on imaginer que Nathalie Motsch ait découvert les enjeux et les risques que le Maire et son perfide Adjoint aux Finances, Guy Lafite, faisaient courir au prestigieux palace et par extension aux deniers publics, le 30 juillet dernier alors que la machine est lancée depuis des mois ? La réponse est évidemment non.

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Mais alors pourquoi avant cette date ne s’est-elle jamais associée aux alertes que les 5 élus administrateurs de la Socomix (la SEM qui gère l’Hôtel pour le Ville) n’arrêtaient de soulever?

Etre Biarrot, c’est évidemment être attaché au Palais, un lien presqu’irrationnel qui fait que chacun ici (même les Biarrots qui n’y ont jamais mis les pieds) se sent un peu responsable et dépositaire du lieu. Nathalie Motsch, certes Lyonnaise, ne pouvait ignorer l’importance du dossier. En tant qu’élue, mieux, en tant qu’adjointe au Maire en charge de l’urbanisme, dans une proximité quotidienne avec lui, elle aurait évidemment dû être a minima plus vigilante. Sans doute aurait-elle pu se pencher sur le dossier avant le mois de juillet 2018.

Elle aurait alors pu utiliser les médias qu’elle affectionne tant pour réellement avoir un impact sur le cours de cette décision.

Seulement voilà, avant ce mois de juillet 2018, Nathalie Motsch était une des disciples les plus inféodées de Michel Veunac. Sa confiance à l’égard du Maire était telle que quelques mois auparavant, elle s’était déjà trouvée associée à ses mensonges ou à son incompétence (au choix) lors de la vente des écuries de Bigueyrie.

Nathalie Motsch Michel Veunac

Avant le Palais, Nathalie Motsch était seule. Porte-flingue sans peur et sans reproche de Veunac, elle n’avait pas d’ami au sein de la majorité. Tous ceux qui la côtoyaient dépeignaient une femme arriviste, sans scrupule, opportuniste et prête à tout pour servir ses propres intérêts.

Le sujet est un peu passé inaperçu et on oublie vite mais pour mémoire, au moment de l’action des riverains de la rue Felix Moureu contre la spéculation immobilière de la Villa Casamance, à 2 pas dans la même rue le père de Nathalie Motsch, Jacques Chemel, avait signé une promesse de vente pour acquérir la Villa Rubdekia. La mobilisation et notamment la médiatisation (Sud-Ouest du 24/10/17) pousse rapidement M. Chemel à se rétracter au motif de l’impossibilité de construire une piscine. Après l’acquisition d’une première belle propriété à la Milady, cette deuxième opération immobilière commençait à faire grincer des dents.

La Côte des Basques a elle aussi fait les frais de l’ambition démesurée de l’élue. Absente dès les premières réunions du Comité de pilotage, elle finit par dénoncer le recours déposer par SOS Biarritz en déclarant dans Sud-Ouest (édition du 07/02/2018) «  On est dans un projet concerté. A quoi rime ce recours? On ne fait pas n’importe quoi. Bien sûr que les conditions d’accès pour les pompiers sont prévues avec des dispositifs amovibles et des endroits où les voitures pourront se ranger. Bien sûr que les matériaux sont adaptés aux handicapés ! ».

Nathalie Motsch

Quand on voit la promenade de la Côte des basques aujourd’hui désertée par les fauteuils roulants, les poussettes, les enfants en trottinettes, on se demande comment on peut encore croire un discours si teinté d’enfumage.

Celle qui est surnommée par les agents municipaux, « l’éolienne », brasse du vent pour se mettre en avant avec une dextérité remarquable. Elle compte aussi auprès d’un grand nombre de Biarrots un record impressionnant de lapins posés. Il est si tentant de reporter des rendez-vous pour des permis de construire quand par un beau soleil on peut aller jouer au golf.

Nathalie Motsch c’est également celle qui trouvait le quartier Kleber d’une beauté renversante comme elle l’écrivait, dans Biarritz magazine (fin 2015) :  « Biarritz est une ville jardin et Kléber devait s’inscrire dans cette continuité »… « Le projet défend l’idée d’une architecture non pastiche avec des formes innovantes »? (Voir Bisque, bisque, basque!)

Pire alors que Biarritz se bat (ou plutôt devrait le faire) pour garder ses habitants, l’élue avait déclaré dans Sud-Ouest à l’occasion de la campagne des Législatives 2016 : « En matière de logements et d’urbanisme, que je pratique au quotidien dans ma délégation municipale, il faut supprimer l’obligation de logements sociaux. C’est irréalisable ici. Il faut faire confiance aux élus locaux qui connaissent leur territoire ».

Comme Jean-Yves Viollier l’écrivait si justement, Nathalie Motsch ne doute de rien. Peut-être a-t-elle raison jusque-là. Issue d’une famille politique de droite tout ce qu’il y a de plus traditionnelle, elle parvient même récemment à faire oublier cette étiquette pour mettre en avant le  « courage » dont elle fait preuve sur le dossier du Palais.

On ne peut en effet, pas remettre en question sa pugnacité et sa détermination depuis qu’elle s’est emparée du dossier. Cependant, y compris quand elle était seule à répondre aux médias, quels intérêts servait-elle alors ? Les siens ou ceux des Biarrots et des amoureux de Biarritz ?

« Elle n’aime pas Biarritz »

Et d’entendre les voix résignées de ceux qui portent cette ville avec amour et abnégation depuis des dizaines d’années me dire avec tristesse « Elle n’aime pas Biarritz » me pousse à la plus grande prudence en ce qui la concerne.

Ils étaient 15 élus à se battre pour essayer de sauver l’Hôtel du Palais. Certains depuis la première heure. Derrière Virginie Lannevère, les élus administrateurs de la Socomix, Anne Pinatel, Edouard Chazoullières, François Amigorena et Guillaume Barucq ont lancé l’alerte dans la presse dès le printemps 2017. Où était-elle alors?

François Amigorena Anne Pinatel Virginie Lannevère Guillaume Barucq Edouard Chazoullières

Jusqu’au dernier moment, elle a joué l’individualisme pour attirer les lumières sur elle, sans prendre en compte l’intérêt de la cause qu’elle prétend défendre. Toutes les informations qu’elle livrait dans la presse étaient celles du groupe des 15 qui se concertaient en permanence pour essayer d’être le plus efficace possible. Là où tous jouaient le jeu du collectif, Nathalie Motsch jouait perso. Elle parlait à la presse à la moindre information récoltée.

Et si elle souhaitait tellement conserver sa délégation, elle aurait sans doute fait le choix d’une action en justice portée par une dizaine ou une quinzaine d’élus. Cela aurait eu le mérite de ne pas l’exposer autant, mais cela aurait surtout permis de renforcer l’action y compris d’un point de vue médiatique.

Courtiser, réseauter mais ne pas travailler

Si elle fait de façon quasiment unanime une bonne première impression, tous ceux qui ont eu affaire à elle depuis son arrivée à Biarritz en 2008, se sont rapidement détournés. Ils dénoncent notamment une femme arriviste, qui n’a aucune notion du collectif et qui ne travaille pas. Pour preuve, son taux d’absentéisme dans le cadre des conseils de l’agglomération où elle fait un joli 100% imbattable en 2018.

S’attrister aujourd’hui de la voir perdre sa fonction d’adjointe semble un peu déplacé tant en réalité, elle se sert de ce contexte comme un tremplin. Suite au Palais, j’ai eu à plusieurs reprises des contacts téléphoniques avec elle. De façon transparente et honnête, je me suis permis de lui dire que comme Anne Pinatel et Virginie Lannevère elle aurait dû démissionner. Cependant, l’occasion de se victimiser et de mettre en scène son départ était trop belle.

Mais la politique ce n’est pas simplement se mettre en avant au bon moment, c’est aussi être fidèle à des valeurs et à des principes. Au premier rang desquels : les convictions que l’on défend.

En politique, comme ailleurs, les paroles sont balayées par le vent, les actes, eux demeurent.

5 commentaires

  1. Ma grand-mère et ma mère, des femmes en le jugement sur l’humanité desquelles j’ai eu ou ai une grande confiance, m’ont élevé dans l’idée « qu’il n’y a jamais pire quune femme pour critiquer une autre femme »…
    Quelle magistrale démonstration! Quel brio dans l’écriture!
    Avec quel(s) objectif(s)? C’est la réponse à cette question, de la part d’une jornaliste, qui m’intéresserait…au plus haut point.
    Un autre journaliste de mes amis m’affirmait récemment que la campagne qui s’annonce serait délétère…que les « peaux de bananes » (il emploie un terme bien pire) pleuvraient.
    Inévitable?
    La mienne sera loyale et courtoise.
    Nous avons des points d’accord, cela dit, sur l’’essentiel à prouver par un candidat: convictions, projet, vision, amour pour Biarritz.

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    1. Effectivement, un homme aurait doute été taxé de misogynie.
      Quel objectif ? Je crains tout simplement que si elle arrivait au pouvoir en 2020 comme c’est son ambition, sa pratique politique soit la même que celle du Maire actuel.

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      1. Nulle doute qu’elle remontera la pente , elle n’est pas seule ! Beaucoup de personnes l’admirent et lui font confiance ! Cordialement
        Françoise de Biarritz

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      2. C’est vrai, bonne remarque 🙂
        Néanmoins, je ne pense pas être misogyne, au contraire. Je suis plutôt tellement féministe que je suis un peu exigeante à l’égard des femmes qui sont dans la lumière et en particulier par rapport aux femmes politiques.

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